Source : Ouest France

Cachez cette minijupe et ce décolleté sulfureux… Outré par « la sexualisation » d’une autochtone qui fait tourner la tête d’Obélix, le Conseil scolaire catholique Providence a retiré Astérix et les Indiens (1995) des bibliothèques de ses trente écoles de l’Ontario (Canada) . Pour le brûler.

L’album n’est pas le seul à avoir été soustrait aux yeux des 10 000 élèves. Au nom de la « réconciliation avec les premières nations », 5000 livres ont été détruits en 2019, au prétexte qu’ils véhiculaient des clichés sur les autochtones, révèle Radio Canada. Les cendres, récupérées, ont servi à planter des arbres.

Pas sûr que cela apaise les auteurs des 155 titres déjà censurés et des 193 ouvrages dont « l’évaluation » a été stoppée par le Covid. Des romans et des BD, comme Tintin en Amérique, banni pour avoir parlé de « Peau-Rouge ». Ou des biographies de l’explorateur Jacques Cartier, « désuètes et fausses », selon Suzy Kies, membre du Conseil scolaire. Autoproclamée « gardienne du savoir autochtone » – sans l’être elle-même –, elle a décrété « néfastes » le simple usage du mot amérindien ou les dessins d’hommes à moitié nus…

🔗 Lire l’article complet

Source image : LES ÉDITIONS ALBERT RENÉ