Source : Breizh-Info

Dans la crise migratoire qui s’accentue en Europe, il y a des dirigeants qui se gargarisent de mots ronflants et de belles formules. Il y a également des chefs d’Etat qui refusent de faire subir à leur population une immigration massive et s’en donnent les moyens. Une revue des mesures prises par ces courageux gouvernants depuis la mer baltique jusqu’à la mer méditerranée permet de le constater.

Lituanie

La Lituanie fait face depuis le mois de juin à une véritable agression migratoire commanditée par les autorités du pays voisin, la Biélorussie. Le gouvernement biélorusse organise des franchissements de la frontière occidentale de l’Union européenne par des milliers de migrants extra-européens. Pour contenir ces déplacements, les autorités lituaniennes ont déployé des militaires à la frontière avec la Biélorussie pour y ériger une clôture. Les refoulements pratiqués par les douaniers depuis quelques semaines, bien que honnis par l’Union européenne, ont permis de freiner le flux ininterrompu de migrants qui se dirigeait vers l’Europe de l’ouest.

Pologne

Le pays voisin, la Pologne, est également concerné par l’immigration clandestine organisée par la Biélorussie. Le gouvernement polonais vient de décider la construction d’une clôture de barbelés de 2,5 mètres de hauteur à sa frontière avec ce pays. Plus de 900 militaires viennent d’être déployés pour empêcher les franchissements clandestins de la frontière.

Hongrie

Le gouvernement hongrois n’a pas attendu les récents événements pour renforcer ses frontières avec les pays voisins. Echaudées par la décision de la chancelière Merkel d’ouvrir à plus d’un million de migrants les frontières de son pays en 2015, une décision inconsidérée qui a affecté l’ensemble des pays européens, les autorités hongroises ont fait installer une double palissade de 175 km à la frontière avec la Serbie. Le gouvernement hongrois, comme d’autres pays du groupe de Visegrad, refuse catégoriquement de se faire dicter par quiconque qui entre dans son pays et dans quelle proportion.

Autriche

Le chancelier autrichien, a annoncé dimanche 22 août que son pays n’accueillerait pas d’Afghans supplémentaires. Les autorités autrichiennes ont déployé depuis le mois de juillet plusieurs centaines de soldats aux frontières du pays, notamment avec la Hongrie, afin d’endiguer l’immigration clandestine.

Slovénie

Le gouvernement slovène est résolument décidé à ne pas permettre que la crise migratoire de 2015 se renouvelle, en tout cas pas sur son sol. Depuis 2015, ce sont près de 170 km de grillages et de panneaux fixes qui ont été érigés à la frontière avec la Croatie.

Le premier ministre slovène, Janez Jansa, qui a pris la présidence tournante de l’Union européenne depuis le 1er juillet, ne mâche pas ses mots. S’exprimant à propos de femmes afghanes qui résistent aux Talibans, il déclarait le 22 août :

« Si les femmes peuvent s’organiser et combattre les Talibans dans certaines parties d’Afghanistan, les hommes le peuvent aussi. Il n’est pas du devoir de l’Union européenne ou de la Slovénie de payer quiconque fuit son pays au lieu de combattre pour sa terre natale ». Il y par contre peu de chance que cette position soit partagée par les chefs d’Etat des pays dirigés par des « progressistes » pro-immigration, Allemagne et France en tête.

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Source image : Reuters