Source : Valeurs Actuelles

Ce lundi matin, un homme d’origine rwandaise s’est présenté à la gendarmerie de Mortagne-sur-Sèvre en Vendée. Il a affirmé avoir sauvagement tué le prêtre Olivier Maire. 

Cet homme aurait commis l’irréparable. Dans la matinée du lundi 9 août, ce réfugié rwandais, arrivé en France en 2012, a avoué un meurtre à la gendarmerie de Mortagne-sur-Sèvre en Vendée. Celui du père Olivier Maire. Selon nos informations, le prêtre l’avait accueilli dans sa communauté à Saint-Laurent-sur-Sèvre l’année dernière. Le suspect avait déjà fait parler de lui en juillet 2020. Il était l’auteur présumé de l’incendie qui avait touché la cathédrale de Nantes. 

Des personnalités politiques s’interrogent

Quelques heures après que Valeurs actuelles a révélé ces faits, les réactions sur les réseaux sociaux ne se sont pas fait attendre. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a apporté « tout (s)on soutien aux catholiques de notre pays après le dramatique assassinat d’un prêtre en Vendée ». Il a assuré qu’il se rendait « sur place ».

« Pensées à la famille de ce prêtre assassiné. Pensées aux catholiques de France.Pensées à la France blessée après avoir tendu la main », a écrit Christine Kelly sur son compte Twitter. La présentatrice de l’émission Face à l’info sur CNews s’est aussi questionnée dans le même message : « Les conditions juridiques ne permettaient pas l’expulsion de ce criminel récidiviste. Pourquoi ? »

Valérie Pécresse s’est dite « bouleversée » par cette nouvelle. La présidente d’Ile-de-France a rappelé que ce meurtre est arrivé « cinq ans après le Père Hamel » – assassiné lors d’une messe à Saint-Etienne-du-Rouvray en juillet 2016, par deux terroristes islamistes. « Mes pensées vont à tous nos compatriotes catholiques frappés au cœur. »

Le sénateur LR de Vendée, Bruno Retailleau, s’est lui aussi montré « profondément touché par le meurtre effroyable », alors que le prêtre « avait accueilli son meurtrier chez lui ». Le président des Républicains au Sénat s’est ensuite interrogé, sur Twitter, sur la possible irrégularité du suspect : « Celui-ciétait le sans-papiers qui avait incendié la cathédrale de Nantes. Mais que faisait encore cet individu en France ? »

Darmanin et Le Pen s’écharpent

Marine Le Pen n’a pas tardé à s’offusquer pour les mêmes raisons. « En France, on peut donc être clandestin, incendier la cathédrale de Nantes, ne jamais être expulsé, et récidiver en assassinant un prêtre. » La présidente du Rassemblement national (RN) a ainsi pointé la « faillite complète de l’Etat et de Gérald Darmanin » :« Ce qui se passe dans notre pays est d’une gravité sans précédent. » Le numéro deux de son parti, Jordan Bardella, a lui aussi appuyé les propos de sa présidente : « Gérald Darmanin doit expliquer sans délai comment un clandestin visé par une obligation de quitter le territoire a pu incendier la cathédrale de Nantes et se promener en Vendée quelques mois plus tard pour assassiner un prêtre. »

L’intéressé a d’ailleurs répliqué sur Twitter. Gérald Darmanin n’a pas manqué de s’en prendre, à son tour, à la candidate à l’élection présidentielle de 2022. « Quelle indignité ! Plutôt que de dire sa compassion aux catholiques qui ont accueilli ce meurtrier, Madame Le Pen polémique sans connaître les faits. » Le ministre a finalement répondu à la question que beaucoup de politiques se posent : « Cet étranger n’était pas expulsable malgré son arrêté d’expulsion tant que son contrôle judiciaire n’était pas levé. »

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Source photo : Le Reporter sablais