Source : Sputnik

Une antenne locale de BFM a décidé de supprimer de son site et des réseaux sociaux les interventions de deux soignants. Elle a contredit les propos tenus et a présenté ses excuses.

Jeudi 5 août, une infirmière et un chirurgien intervenaient en direct sur l’antenne locale de BFM TV pour les Alpes du Sud et la Haute Provence. Tous deux membres du collectif «Soignants 05», ils étaient invités à commenter le plan blanc déclenché la veille en Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA). Ils y ont tenu des propos qui ont poussé la chaîne à supprimer les extraits vidéo de leur intervention deux jours plus tard.

L’infirmière, Marie Cloarec, y a affirmé être «à la recherche de patients Covid, qui soi-disant sont supposés submerger nos services». Le chirurgien, un certain Pascal A., a quant à lui refusé le terme «vaccin» pour ceux qui utilisent l’ARN messager, déplorant un manque de recul. Cette «nouvelle technologie» a selon lui été «injectée chez le rat, a atteint des organes critiques, comme le cerveau, le cœur, les ovaires» et «peut conduire à des dégénérescences».

Rectifications

En réaction, BFM TV a publié ce samedi un article visant à revenir sur ces «propos mensongers». Elle ressort d’abord les chiffres officiels du gouvernement concernant les hospitalisations. Ces derniers indiquent en effet qu’il restait 43 personnes hospitalisées pour Covid le 5 août dans le département des Alpes de Haute-Provence (41 aujourd’hui), mais aucune en réanimation.

Concernant l’affirmation du chirurgien sur la dangerosité des vaccins à ARN messager, la chaîne d’info en continu indique que ce dernier s’est basé sur une étude de Pfizer publiée en décembre 2020. Si des protéines Spike sont bien présentes dans certains organes des rats testés, il s’agissait d’un essai clinique où la dose administrée était volontairement trop élevée pour en évaluer les conséquences potentielles, celle administrée aux humains n’est pas la même, explique-t-elle.

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