Source : Institut des Libertés

Nous arrivons à ce point de l’année ou bons nombres d’entre nous allons refermer pour un temps les dossiers et oublier la pluie, la vieillesse qui pointe, les passages piétons, le tiers provisionnel et l’angoisse quotidienne d’avoir à se lever le matin pour être surs d’avoir envie de se coucher le soir, bref, c’est les vacances.

Enfants, les vacances étaient aussi le signe de renouveau, un peu comme une année présidentielle pourrait promettre de l’être ; la rentrée allait nous offrir l’opportunité de nouveaux professeurs parfois d’une nouvelle école mais surtout aussi de nouveaux habits, « pour la rentrée ».

Si je devais me prêter au jeu de « quels nouveaux habits de droite voudrais-tu rêver mon enfant » auprès de marraine ma bonne fée, voilà en quelques idées simples ce que l’on trouverait sur ma liste.

Tout d’abord, marraine ma bonne fée, je voudrais une droite qui comprenne l’importance du Logos.

Pour les grecs anciens, le Logos constituait l’essence même de la raison, qui, au travers de la connaissance de la langue, permettait la discussion et la démonstration lors d’un débat Éthique, Politique ou Scientifique.

Dès l’origine de notre civilisation est apparue l’idée que contrôler le langage équivalait à contrôler le système politique.

Or, depuis plus ou moins la fin des années 60, la novlangue gauchiste s’est montrée un outil puissant non seulement en ce qu’elle a fait table rase du monde social d’autrefois, mais aussi en qu’elle a décrit sa réalité supposée, tout en la taxant d’abomination.

  • « Les forces matérielles» « les rapports de productions antagonistes », c’est la superstructure idéologique de Marx.
  • « La structure de domination», déclinée à loisir, dans ce que vous voulez chez les Wokes, c’est Foucault.

La mission principale d’une vraie droite, que je qualifierais de (libérale) conservatrice serait déjà de sauver la langue de la politique et de remettre entre les mains du peuple, des éléments de langages judicieux que le jargon marxiste a, jusqu’à présent, plus que malmené.

Renaitraient ainsi peut être toutes les idées subtiles ayant trait au droit, à la constitution et aux racines de l’ordre qui avaient court avant l’assaut fatal du gauchisme que fût mai 68.

Ma droite conservatrice serait également audacieuse ; oui, oui n’y voyez pas contradiction. L’on attribue trop souvent l’idée que le conservatisme serait inapte au changement. Rien n’est plus faux.

Le conservateur libéral fut historiquement « progressiste » (sic).C’est François Guizot alors ministre de Louis Philippe qui en 1841 fit voter la première loi destinée à limiter le travail des enfants dans les usines.C’est Fréderic Bastiat, Économiste de génie, « Hyper libéral » dirait le journaliste du Monde, qui fût le premier en 1849 à demander le droit de grève.Et ceux qui représentaient la droite libérale et conservatrice furent toujours hostiles et à l’esclavage et au colonialisme.

Le savoureux paradoxe de l’anti-économie de marché est que la gauche a su l’utiliser pour pousser la droite à se suicider en reniant ses convictions. Ma droite aurait la conviction que seule fonctionne l’économie de marché, encadrée par des lois strictes qui s’appliquent également à tout le monde et d’abord à ceux qui les ont votées.Si l’on pouvait par exemple, cesser un instant d’avoir constamment à définir le capitalisme pour s’en tenir à des définitions claires comme celle de Roger Scruton.Le capitalisme se résume pour ce dernier au fait que les individus dans nos sociétés possèdent des choses, y compris leur travail et peuvent librement échanger ces choses avec d’autres individus.

En gros, ils peuvent ainsi acheter, vendre, amasser, économiser, partager ou donner.

  • Vous pouvez enlever leur capacité de vendre et d’acheter.
  • Vous pouvez les forcer à travailler dans d’horribles conditions.
  • Vous pouvez confisquer leur propriété.

Mais alors, si ce sont là les solutions de rechange au « capitalisme », il ne semble pas vraiment y avoir d’alternative à l’esclavage ?

Les marxistes cherchent en réalité une société qui serait sans pouvoir. Mais c’est une utopie, la nature humaine étant ce qu’elle est et l’homme, un loup pour l’homme.La seule chose que nous pouvons faire, en tant qu’êtres politiques, c’est bâtir un monde où le pouvoir est accepté parce que contrôlé (par le peuple), et où les conflits seraient résolus conformément à une conception commune de la justice.

Or, j’ai l’impression, mais je me trompe peut-être, que jamais comme sous cette mandature Macronienne n’a le pouvoir été aussi peu accepté et n’a fait preuve depuis longtemps d’autant d’autoritarisme direct (Gilets jaunes, passe Sanitaire). De même, jamais la conception de la justice ou ce qui s’en rapproche n’a-t-elle été aussi tronquée que sous ce gouvernement des juges.

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