Nous évitons généralement de parler des faits divers, parce qu’un journal qui s’adonne à cette activité ne peut s’empêcher d’être victime de biais d’attention ou de biais de confirmation supplémentaire à ceux auxquels les médias sont déjà sujets.

Nous faisons un écart à cette règle parce que cet incident révèle la censure croissante de certaines associations devant la réalité des faits. Une histoire qui n’est pas sans rappeler l’affaire des viols collectifs de Telford, dans le cadre de laquelle Tommy Robinson avait été arrêté pour avoir filmé l’arrivée des accusés à l’extérieur de la salle lors d’un procès qui devait se tenir à huis clos.

Le samedi 26 juin 2021, vers 19h, était retrouvé dans un parc à Vienne, le corps inanimé d’une jeune fille. Après des recherches, la victime sera identifiée comme étant une jeune fille de 13 ans prénommée Léonie.

Première arrivée sur les lieux, une femme qui passait par là pour se rendre au travail se penche sur elle et lui fait des compressions thoraciques. A côté d’elle, un jeune homme est au téléphone avec les services de secours. Dans les médias, il sera connu comme le “suspect Afghan de 16 ans”. Lorsque les secours arrivent quelques minutes plus tard, Léonie est morte – vraisemblablement depuis un certain temps.

Selon l’avocat Höllwarth, Léonie serait morte d’une overdose de dix pilules d’ecstasy. “Avec ça, elle a été rendue soumise et ensuite violée.” Il affirme également “que les hommes du Moyen-Orient ont une relation différente au sexe, aux femmes et aux enfants dès la naissance.”

Après avoir été droguée et violée, elle aurait été abandonnée dans le lieu de sa découverte. Les suspects sont rapidement identifiés, il s’agit de quatre Afghans, âgés de 16 à 23 ans, séjournant illégalement sur le territoire autrichien pour certains d’entre eux.

Trois suspects, âgés de 16, 18 et 23 ans ont été interpellés. Le jeune majeur a déjà été condamné trois fois et, selon des témoins, il aurait beaucoup plus que 18 ans. Le casier judiciaire du plus âgé est considérable. Il a été condamné pour agression, agression sexuelle et tentative d’agression aggravée en novembre 2019 à 24 mois de prison semi-conditionnelle.

L’appartement où le crime s’est déroulé est un logement municipal loué par la ville à l’un des mis en cause. Un quatrième suspect est maintenant également recherché par un mandat d’arrêt international.

C’est la réaction de certains journalistes et de certaines associations qui est la plus interpellante.

Par exemple, le journaliste Christian Hofmann a posé la quesiton suivante au Ministre de l’Intérieur : « Monsieur le ministre de l’Intérieur, la présomption d’innocence s’applique. Il s’agit de demandeurs d’asile qui n’ont connu que la guerre dans leur pays d’origine. Indépendamment de ce qu’ils ont fait, l’Autriche ne devrait-elle pas faire plus en matière de traumatisme ? La question se pose de savoir si vous vous souciez assez des jeunes Afghans ? ». Il tenta ainsi de transformer une responsabilité individuelle des Afghans en responsabilité collective de la société autrichienne.

Dans cette affaire, l’extrême gauche s’est aussi fait remarquer, une vingtaine de militants du groupuscule féministe “Alerta Feminista” s’est introduite dans les locaux du média autrichien Oe24. L’action visait à dénoncer la couverture soi-disant “sexiste et raciste” des faits par le média, alors qu’il ne s’agirait que d’un “féminicide”, conséquence “de la violence patriarcale”. Certains journalistes et militants font ainsi diversion pour excuser les meurtriers.