Source : Le Soir

La situation des sans-papiers se détériore d’heure en heure. Ce matin, une petite dizaine d’entre eux ont été emmenés pour recevoir des soins, nous revient-il du terrain.

Sur le plan politique, un nouveau cap vient d’être franchi. Au bureau du Parti socialiste, qui se tenait ce matin, le vice-Premier socialiste, Pierre-Yves Dermagne, a indiqué qu’il avait averti le Premier ministre et les vice-Premiers qu’en cas de décès d’un sans-papiers, « les ministres et secrétaires d’Etat PS remettraient leur démission dans l’heure. »

Les socialistes demeurent insatisfaits de la manière dont cette crise est gérée. Hier soir, des ambulances ont été dépêchées sur les lieux de la grève, pour s’assurer qu’il n’y avait aucun risque de décès à très court terme. Aucun sans-papiers n’a alors accepté d’être emmené.

C’est la première fois depuis le début de la crise qu’un parti fait de cette grève une question de gouvernement. La question se posait jusqu’ici, sachant que la régularisation collective ne figure pas dans l’accord de majorité, et que les demandes socialistes et écologistes de solutions alternatives n’avaient pas été entendues.

On sait qu’Ecolo est également à la pointe du combat pour trouver une solution pour les sans-papiers. La question se posait donc de savoir si les Verts avaient aussi menacé de quitter la coalition. La réponse est positive. Le co-président du parti a indiqué dans un tweet que son parti « poserait des actes en pleine cohérence avec les propos. » Le porte-parole du parti nous confirme qu’il faut bien y voir une menace de démission.

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