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Nature & Climat

Les énergies renouvelables prometteuses

Voici cinq sources d’énergie renouvelable en cours de développement. Nous avons décidé de vous les présenter, et de comparer leur taux de CO2 émis par kwh produit. Bonne lecture !

Nous avons récemment comparé pour vous les différentes sources d’énergie au regard de leurs émissions de CO2 par kwh émis. Voici les résultats que nous avions présentés :


Dans ce dossier, nous présenterons cinq sources prometteuses d’énergie en cours de développement, en donnant à nouveau la médiane des estimations de leur empreinte carbone.

Charbon avec séquestration du CO2
La technologie actuelle permet d’envisager une utilisation du charbon, énergie extrêmement polluante, dans le cadre de laquelle le CO2 est immédiatement séquestré, c’est-à-dire transformé ou enfoui afin de ne pas aller dans l’atmosphère et, partant, de ne pas jouer le rôle de gaz à effet de serre. Une telle énergie émettrait 220g de CO2 par kwh. C’est nettement moins que les 820g émis par l’utilisation actuelle du charbon.

Charbon avec séquestration du CO2 et gazéification
La gazéification est une technique de précombustion qui permet de transformer le charbon en un mélange de CO + H2O. Ces différents procédés permettent d’atteindre des taux de capture du CO2 généralement de l’ordre de 80 à 95%. La capture en oxycombustion peut même permettre de dépasser 95%, voire 99% de taux de capture. Elle ne peut malheureusement s’appliquer que sur de nouvelles centrales.
Son émission de CO2 est estimée à 200g par kwh.

Gaz en cycle combiné avec séquestration du CO2
L’expression cycle combiné caractérise un mode combiné de production d’énergie ou une centrale utilisant plus d’un cycle thermodynamique. Le gaz émis est donc réutilisé dans la production d’énergie. Son émission de CO2 est estimée à 170g par kwh.

Charbon avec séquestration du CO2 et combustion à l’oxygène
Un procédé d’oxycombustion est une combustion où l’on utilise directement du dioxygène (O2) comme comburant plutôt que simplement de l’air. Utiliser l’oxycombustion fait chuter de 10 à 15 points le rendement net d’une centrale électrique, si l’on tient compte de la puissance absorbée pour faire fonctionner l’unité de séparation d’air (et il en va d’ailleurs de même pour toutes les autres techniques expérimentées pour capter le dioxyde de carbone).
Son émission de CO2 est estimée à 160g par kwh.

Energie marémotrice
L’énergie marémotrice repose sur le mouvement montant et descendant des énormes masses d’eau mobilisées par le phénomène des marées océaniques, dont l’énergie est récupérée grâce à un barrage sur un estuaire. Son émission de CO2 est estimée à 17g par kwh, à peine plus que celle de l’énergie nucléaire.