Mardi dernier, l’accord commercial entre le Royaume-Uni et l’Union européenne fut approuvé par le Parlement européen. En voici les points essentiels.

Douanes et réglementation

Le Royaume-Uni a quitté l’union douanière et le marché unique européen, qui permettait la libre circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes. L’accord permet dorénavant d’éviter les droits de douanes et les quotas sur la plupart des marchandises. Les exportations britanniques doivent cependant se conformer aux normes européennes, rendant impossible, par exemple, les exportations de fruits de mers vers l’UE.

Irlande du Nord

L’Irlande du Nord, elle, reste dans le marché unique européen, afin d’éviter tout contrôle à la frontière avec l’Irlande, qui est membre de l’Union européenne. Des contrôles sont donc prévus pour les marchandises qui traversent la mer d’Irlande en provenance de Grande-Bretagne. Cette solution ne satisfait pas du tout les unionistes, c’est-à-dire les partisans de l’union entre la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord. Le Royaume-Uni a décidé unilatéralement de repousser la mise en place de contrôles douaniers et sanitaires en Irlande du Nord.


La fin de la libre-circulation

La liberté de circulation entre le Royaume-Uni et les pays de l’UE sera entravée par le Brexit, bien que les courts déplacements professionnels restent exemptés de visa.
Les centaines de milliers de Britanniques installés dans l’UE voient leurs droits préservés par l’accord, mais sont soumis à certaines échéances pour obtenir leur droit de séjour. En cas de non-respect de celes-ci, ils risquent juridiquement d’être expulsés.

Pêche


La question très tendue de l’accès des bateaux européens aux eaux britanniques riche en poissons a abouti à un compromis : la flotte de l’Union européenne renonce à un quart de ses quotas de pêche sur une période de transition de cinq ans et demi. Ensuite, les quotas seront négociés annuellement. Il y a des accrocs, mais qui ne devraient guère empêcher de trouver un modus vivendi viable.

Concurrence

Le Royaume-Uni a mis sur pied une autorité indépendante en matière de concurrence Elle aura pour vocation d’empêcher les entreprises britanniques de pratiquer des prix inférieurs à ceux de leurs concurrents européens en appliquant des normes de travail, environnementales ou fiscales moins strictes.

Services financiers

Le Brexit a entrainé pour la City la perte du passeport financier européen. Celui-ci permettait à toute entreprise financière britannique de proposer ses services depuis Londres dans toute l’UE. Les banques internationales se sont préparées à cette situation. La transition s’en trouve adoucie.