TÉMOIGNAGES – Si le ministre de la Santé Olivier Véran assure maintenir les chirurgies essentielles, de nombreux patients déprogrammés risquent une détérioration de leur état d’ici leur opération.

En avril dernier, Daniel ne cessait de jurer. «À cause de ces imbéciles qui ne respectent pas le confinement, je vais y passer !» , répétait, mi-rigolard, mi-indigné, cet homme de 76 ans fort en gueule. Il souffrait de graves problèmes cardiaques et attendait un double pontage. Opération vitale donc, initialement prévue début avril et reportée un mois plus tard face à l’afflux de malades du coronavirus dans les hôpitaux. Son état s’est détérioré et Daniel est décédé finalement peu après l’intervention. Aujourd’hui, son fils Franck s’interroge. «Est-ce qu’il aurait survécu s’il avait pu se faire opérer d’urgence, comme prévu ?» doute-t-il. «On ne saura jamais, mais ses chances ont diminué. Il n’est pas mort du coronavirus, mais sans doute à cause de lui.»

Daniel Molmy fait partie de ces victimes collatérales de la première vague de coronavirus, que les médecins évaluent à des centaines de personnes. Mais le ministre de la Santé Olivier Véran entend cette fois éviter les écueils du printemps. « Les chirurgies pour cancer, l’activité de greffe, la prise en charge des maladies chroniques […] doivent pouvoir se poursuivre», a-t-il répété jeudi 5 novembre lors de sa conférence de presse hebdomadaire.

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